conséquences lois de nuremberg

Chargés de leur rédaction, Wilhelm Stuckart et Bernhard Lösener doivent tenir compte de la position des experts raciaux du parti nazi, Gerhard Wagner, Walter Gross et Kurt Blome, qui, à l'initiative de ce dernier, proposent de « reconnaître comme Allemands tous les « quart-Juifs » et de considérer tous les Juifs « à demi et aux trois-quarts » comme Juifs intégraux »[33]. Les lois de Nuremberg sont trois textes adoptés par le Reichstag à l'initiative d'Adolf Hitler, lors d'une session du parlement tenue à Nuremberg à l'occasion du septième congrès annuel du Parti nazi, le 15 septembre 1935 : Elles sont rédigées, dans la précipitation, sur instruction directe de Hitler et adoptées à l'unanimité par les membres du Reichstag. ». 18. Voir également : le pogrom de la Nuit de Cristal et la rafle du Vélodrome d’Hiver. Paradoxalement, Stuckhart, qui est le représentant de Frick à la première conférence de Wannsee, qui se tient en janvier 1942, objecte que l'application de la « Solution finale » est en contradiction avec les lois de Nuremberg en ce qui concerne les Mischlinge du premier et second degrés, et qu'un plan de stérilisation obligatoire pour cette population est plus dans l'esprit de ces lois. Les nazis rajoutèrent des suppléments à ces lois, ceux-ci obligeaient les Juifs à porter des noms clairement sémites, pour éviter qu’ils ne se fassent passer pour des Aryens. La notion de Juif est définie via le §5 du décret : « §5.1. « Tous les autres, les Juifs surtout mais aussi tout opposant potentiel au régime et même ceux qui s'en distanciaient tacitement par leur manque d'enthousiasme pour sa politique, étaient relégués au rang de « ressortissants de l'État ». Pour Ian Kershaw, « quoique quasiment vide de contenu, la loi définissait le cadre de la masse de décrets annexes qui, dans les années suivantes, allaient repousser les Juifs aux marges de la société, prisonniers au sein de leur propre pays[21] ». C'était absurde, mais cela ne fait que mettre en évidence l'absurdité de tout l'exercice. Nommé « Congrès de la liberté », celui organisé en 1935 a pour objectifs de redéfinir le cadre de la citoyenneté et d’organiser la « protection du sang et de l’honneur allemands ». Selon Raul Hilberg, « étant donné que dans l'Allemagne nazie le titre de citoyen était vide de tout contenu, les termes de la loi sont sans intérêt »[18]. ». Est également réputé Juif le ressortissant métissé de Juif qui descend de deux grands-parents juifs intégraux et, a) appartient à la communauté religieuse juive à la date de la proclamation de la loi, ou rejoint cette communauté par la suite, b) est marié à une personne juive à la date de la proclamation de la loi, ou conclut un tel mariage ultérieurement, c) est le fruit d'un mariage avec un Juif, tel que défini au §.5.1, si ce mariage a été conclu après l'entrée en vigueur de la loi sur la protection du sang et de l'honneur allemands du 15 septembre 1935, d) est le fruit de relations extraconjugales avec un Juif, tel que défini au §.5.1, et est né après le 1er juillet 1936. Dans un discours dont l'antisémitisme est aussi violent que celui de Julius Streicher ou Joseph Goebbels[24], Goering affirme notamment que « la croix gammée est un symbole du combat pour la singularité de notre race [et qu'] elle nous a toujours servi en tant que signe de ralliement dans la lutte contre les Juifs en tant que destructeurs de race[24] ». Cette proposition n'est pas retenue par Reinhard Heydrich, l'opinion allemande n'étant pas favorable à une modification de ces lois, pas plus que le Führer[44],[45]. On pouvait donc imaginer des descendants d'« Aryens purs » convertis au judaïsme, partant considérés comme des Juifs de race. — Réponse : cet homme est juif selon les lois de Nuremberg, en raison du grand-père de confession juive ; ce grand-père est présumé juif intégral et cette présomption ne peut être contestée. Je suis contre les tribunaux du goût, lance-t-il. Le 1er décret d'application de la loi sur la citoyenneté du Reich[35] établit une classification raciale complexe, qui divise les non-aryens en deux catégories, les Juifs et métissés de Juif (Mischling). En son article 3 1°, connu sous le nom d'Arierparagraph, cette loi dispose que les fonctionnaires d'origine non aryenne doivent être révoqués[a] ; le décret d'application du 11 avril 1933 précise qu'une personne est considérée comme non aryenne si elle descend de non-aryens, particulièrement de parents ou de grands-parents juifs[5]. On en connaît surtout le Palais de Justice, figé dans ces images de l’après-guerre. Un mariage mixte contracté après la promulgation de la loi est considéré comme nul. La loi le plus importante de cette législation disait qu’il fallait séparer « biologiquement » les juifs du peuple allemand suite à cela les juifs allemands perdent leur nationalités, puis il y aura des lois sur les « protections du sang et de l’honneur allemands ». En réalité, elle était de beaucoup plus grande portée, car la définition de la victime constituait une condition préliminaire, indispensable à l'action ultérieure[49] ». Devenir contributeur sur Seconde Guerre. En 1938, de nouvelles mesures anti-juives complètent les lois de … « À partir de septembre 1935, le principe de l'antisémitisme ne domina plus seulement la vie publique, mais aussi la vie privée. Conséquences Interprétation et application des textes. ». Pour la première fois dans l'histoire, les juifs étaient persécutés non pas à cause de leurs croyances, mais à cause de leur naissance ou de celle de leurs parents. Des lois furent également votées pour interdire aux Juifs la pratique de diverses professions telles que la médecine, les métiers de la presse, du théâtre, de la radio et du cinéma. « Dès le 14 novembre, les droits civiques des Juifs furent annulés, leur droit de vote supprimé ; les fonctionnaires juifs encore en poste du fait de leur statut d'anciens combattants ou assimilés devaient obligatoirement se démettre[37]. « le demi-Juif devant être considéré comme un ennemi plus dangereux que le Juif intégral, du fait qu'outre ses caractéristiques juives, il en possède également beaucoup de germaniques », loi allemande sur la restauration de la fonction publique du 7 avril 1933, loi du 7 avril 1933 sur la restauration de la fonction publique, Antisémitisme sous la Troisième République, Prise d'otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes, Fusillade dans une synagogue de Pittsburgh, Attentat de Yom Kippour à Halle-sur-Saale, Portail de la culture juive et du judaïsme. Les Mischlinge au premier degré doivent demander une autorisation pour épouser un non-Juif ou un métis au second degré, ce qui devient impossible à partir d'octobre 1941. En marge du congrès du parti nazi, qui se tient à Nuremberg, Adolf Hitler exige, le 13 septembre 1935, qu'un projet de loi pour « protéger le sang allemand » contre les mariages mixtes entre Allemands et Juifs[17] soit élaboré et fait convoquer des hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur et de la chancellerie afin de rédiger le texte[18]. Ce troisième texte « était sans doute le plus important, car ce fut grâce à lui que les nazis purent s'immiscer dans la vie privée des citoyens allemands[31] ». Puis on promulgua les lois sur la « protection du sang et de l’honneur allemand », ces lois interdisaient tous mariages entre des Juifs et des Aryens (et tous les mariages déjà existants furent dissous). En revanche, si le grand-père demi-aryen avait été chrétien par la naissance, il n'aurait pas été juif intégral et ne serait donc pas entré en ligne de compte dans ce calcul ; son petit-fils aurait été Mischling au premier degré[41]. Les brouillons successifs sont rédigés « au milieu de l'agitation générale, au son des fanfares et sur fond du pas cadencé des foules »[18]. Ce site utilise des cookies à des fins de personnalisation de la navigation et de mesure d'audience. Les nazis rajoutèrent des suppléments à ces lois, ceux-ci obligeaient les Juifs à porter des noms clairement sémites, pour éviter qu’ils ne se fassent passer pour des Aryens. La volonté du parti nazi de mettre en œuvre une politique antisémite radicale est largement antérieure à la prise du pouvoir de janvier 1933 et fait partie des fondamentaux idéologiques du nazisme. À Munich, les troubles antisémites connaissent un regain de vigueur à partir du mois de mars, avec la participation de membres des Jeunesses hitlériennes ; le 25 mai, ils prennent la forme d'un pogrom, dont l'ampleur nécessite l'intervention de la police, qui arrête, parmi les émeutiers, des membres de la SS en civil[10]. Depuis l'arrivée des nazis au pouvoir, en 1933, les Juifs font l'objet d'une politique antisémite. Ne comportant que trois articles, la loi sur la citoyenneté du Reich[28] (Reichsbürgergesetz) dispose en son article 2, §1, qu'« un citoyen du Reich est uniquement une personne de sang allemand ou apparenté et qui, à travers son comportement, montre qu'elle est à la fois désireuse et capable de servir loyalement le peuple allemand et le Reich » ; au §3, elle précise que seuls les citoyens du Reich jouissent de la totalité des droits politiques. Le 11 juillet, des membres de la SA attaquent le marché aux bestiaux de Fulda, la plupart des marchands de bétail étant juifs, et rossent indifféremment vendeurs et clients[10]. Pour l'historien Richard J. Evans, cette loi découle notamment d'un incident survenu à New York : des dockers ayant arraché un drapeau à croix gammée sur un bateau allemand furent acquittés par la justice américaine par un magistrat « qui accompagne son jugement d'une longue diatribe contre le nazisme et ses méfaits » ; « Hitler en fut tellement enragé qu'il décida sur-le-champ que le moment était venu de transformer la svastika en symbole officiel de l'Allemagne[27]. C'est dans ce contexte qu'il présente les lois soumises au parlement comme un moyen d'établir des relations acceptables entre Allemands et Juifs : « Pour empêcher ce comportement d'entraîner de la part de la population indignée une énergique action défensive, dont on ne peut prévoir l'étendue, la seule solution est de trouver une réponse législative au problème. Posté par camille le le 22/02/2015 à 15:47:31 . Est Juif celui qui descend d'au moins trois grands-parents qui sont racialement des Juifs intégraux. Structurée en 7 articles, la loi sur la protection du sang et de l'honneur allemand (Gesetz zum Schutze des deutschen Blutes und der deutschen Ehre)[29] établit une série d'interdictions imposées aux Juifs, le terme étant utilisé dans le corps du texte mais sans être défini. Le 20 août 1935, le ministre de l'Économie, Hjalmar Schacht, organise une réunion afin de mettre en place un dispositif de lois antisémites qui puisse substituer un cadre juridique discriminant aux violences individuelles et aux initiatives locales ; les participants, dont le ministre de l'Intérieur Wilhelm Frick, le ministre de la Justice Franz Gürtner, le ministre des Finances de Prusse Johannes Popitz, le gauleiter et ministre de l'Intérieur de Bavière Adolf Wagner, et Reinhard Heydrich, qui représente la Gestapo et le SD, s'accordent sur l'emploi de mesures légales à l'encontre des Juifs afin d'appliquer les dispositions antisémites du programme du parti, et reçoivent l'aval d'Adolf Hitler[13]. Ces mesures discriminatoires ne font pas pour autant cesser les actes de violence à l'encontre des Juifs, actes qui se multiplient en 1935. C'était absurde, mais cela ne fait que mettre en évidence l'absurdité de tout l'exercice. Les lois de Nuremberg inversèrent le processus d'émancipation selon lequel les juifs d'Allemagne étaient considérés comme membres de la société et citoyens à part entière. Le programme en 25 points adopté le 24 février 1920 comporte quatre articles concernant les Juifs, articles qui « constituent les seules orientations que le nazisme ait jamais indiquées à la bureaucratie[2] ». Le mari - Mischling au premier degré - est donc considéré comme juif puisqu'il a épousé une femme considérée comme juive. », — 1er décret d'application de la loi sur la citoyenneté du Reich, 14 novembre 1935, Comme dans le cadre de l’Arierparagraph du 11 avril 1933, les rédacteurs du décret ne définissent pas qui est Juif sur la base de l'appartenance à une soi-disant race juive, ou sur des critères tels que le groupe sanguin ou la courbure du nez : le seul critère distinctif est la religion de l'individu concerné, de son conjoint et de ses ascendants jusqu'au second degré[36].

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